la Foule s'exprime

Comment les riches sont devenus plus riches ?



 

Il était une fois un pays non lointain, suffisamment riche et dont les habitants jouissaient pleinement de leur paisible train de vie. Ils se satisfaisaient de leurs bonnes infrastructures, un système de santé généreux, de bonnes écoles, des routes sécurisées, et du travail pour tous. Il y’avait peu de gens pauvres et peu de gens riches. La plus part étaient entre les deux et formaient ce que l’élite appelait la masse. Tous contribuaient collectivement à leur bien-être et construisaient leur futur ensemble. Chacun versait ce qu’il pouvait, en fonction de sa richesse. Les pauvres payaient peu, les intermédiaires un peu plus et, les 1% de riches versaient plus que ces derniers, convaincus de ce fonctionnement juste et idéal.

 

Mais, avec le temps, les choses commencèrent à changer. Les riches trouvaient qu’ils n’étaient pas suffisamment riches. Ils rêvaient de moyens qui leur permettraient d’être encore plus riches. La première idée était de réduire leur contribution, se disant, qu’après tout, pourquoi payer pour les autres ? Je peux me payer moi-même mes professeurs, ma police, mon docteur, ma bibliothèque, ma limousine, ma justice, et avoir tous ces gens travailler pour moi. Cela me coûterait moins cher que ce que je verse au fisc, et je pourrais reverser le surplus de taxe sur mon compte à l’étranger. La deuxième idée était d’embaucher des gens de lois, pour discerner les niches fiscales – des cachettes au sein même de la loi – pour payer moins de taxes, avec l’idée que cela serait bénéfiques pour tous, si notre élite esquivait toute contribution. La troisième voie, finalement la plus simple, était de cesser toute participation. Ils ne frauderaient pas, mais leurs experts les aideraient à s’évader au moment de payer. Ce qu’ils ont habilement nommé l’évasion fiscale, pour ne pas confondre avec cette immonde fraude fiscale. Bien sûr, si tout le

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monde faisaient la même chose, le système s’effondrerait. Seuls les grandes fortunes et leurs gigantesques entreprises devaient en profiter, sans que personne ne s’en rende compte. Ce n’est pas très éthique, mais les affaires sont dures; et d’autres en profitent déjà.

 

Les années passèrent et ce petit groupe a vu ses revenues se multiplier par 2 puis 6 et 10… alors que les infrastructures, les écoles, les routes, les hôpitaux, la police, les bibliothèques, ont continué à se dégrader. Les riches n’en avaient que faire, ils répétaient que de toute façon, chacun méritait ce qu’il avait. Et pour consolider leur position, les riches achetèrent même les élections. Ils ont dépensé beaucoup d’argent, pour élire des gens qui aimaient ce dont eux-mêmes rêvaient : moins de taxes pour les riches et les entreprises, réduction des allocations aux écoles, police, routes, hôpitaux,…

Quand les 99% ont commencé à exprimer leur mécontentement, les politiques leur répondirent qu’ils n’y avaient pas d’autres solutions. Un discours simple et si souvent répété que les gens y ont cru, l’ont intériorisé et diffusé. Les fortunés pouvaient alors continuer à investir dans des moyens qui leur permettaient de gagner davantage. Au lieu de créer des emplois et d’augmenter les salaires, ils s’offrirent des consultants à Wall Street, une place ou l’argent produit de l’argent. Les 1% y investissaient de plus en plus, et devenaient extrêmement riches, de plus en plus vite. Ils prirent l’argent amassé, en cachèrent une partie sur des îles désertes, et envoyèrent une partie très loin, là où les travailleurs sont dépourvus de droit et payées en pièces jaune, pour fabriquer ce que les travailleurs produisent ici.

 

Les gens ordinaires ne comprenaient plus cette obsession pour l’argent. Un anciens ouvrier nous confiait que les ministres avaient tous le même discours, il ne fallait rien craindre, que cela était bon pour eux, parce qu’ils en ressentiraient aussi les effets : « Le bien-être des riches finit toujours par profiter aux autres, et un jour vous aussi deviendraient riches ». Certains n’étaient pas totalement convaincus, alors les riches ont acheté les journaux, les chaînes de télévision, la radio, les programmes scolaires… pour leur apprendre la chanson, « il n’y a pas d’alternative et un jour vous aussi deviendraient riches ». La chanson fut reprise mondialement, à quelques variantes près, et tout le monde se mit à chanter. Les riches devenaient extrêmement riches, leur fortune montaient tellement haut, si haut, qu’elle dépassa les premiers nuages. Mais un jour, à cause d’un incendie à Wall Street, une fumée noire s’échappa d’un immeuble, formant des nuages sombres. S’en suivit un violent orage qui secoua l’argent dans les sommets. Frappé brutalement, des sommes colossales tombèrent comme des météorites, sur les maisons, les hôpitaux, les banques, les écoles,… ruinant beaucoup de gens. La situation était terrible, tout le monde avait peur. Comment cela put arriver ? Sous pression, le gouvernement s’empressa de prendre des mesures draconiennes pour sauver le pays. Il augmenta les taxes des 99%, et comme tout le monde était habitué à ce que les 1% détiennent les richesses

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du pays, il fit tourner, pour eux, la machine à billets, jour et nuit, sans se préoccuper des 99% qui venaient de perdre leur travail, leur maison et leur compte en banque. Ils se révoltèrent de nouveau, lui reprochant d’être avare envers les misérables. Même discours à chaque fois, « le bien-être des riches finit toujours par profiter aux autres, tout le monde en ressentira les effets, c’est une politique qui a fait ses preuves ». Le message ne passait plus. Les riches chargèrent d’autres ministres, plus motivés, au discours extrême, et recrutèrent de jeunes journalistes avides de grande carrière. Ceux-ci devinrent très rapidement experts en situation de crise et pointèrent du doigt les véritables responsables, les fonctionnaires, les étrangers, le voile, les Roms, les dictateurs africains, tout ceux qui formaient le nouvel axe du mal… Séduite par le nouveau discours, la masse commençait à y croire, persuadée que, forcément, quelqu’un était à l’origine du drame. Tandis qu’une minorité, impuissante, y voyait de plus en plus clair.

 

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