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Un Oasis en plein désert : quand le royaume du pétrole se met au vert



Il était une fois un Oasis, un oasis de pureté. Un écrin de la nature, un oubli du passé. A Riyadh, en pleine capitale saoudienne, là où l’eau se fait rare, un projet exécuté sur 10 ans a permis de redonner vie à un endroit auparavant condamné par  l’Homme. Décharge à ciel ouvert dépourvue de tout axe routier, Wadi Hanifah était autrefois le cauchemar quotidien des habitants du sud de la ville. Jadis terre fertile des ancêtres fermiers bédouins, cette vallée asséchée avait été depuis le théâtre de l’industrialisation et de l’explosion démographique de la ville. Dès les années 70, la vallée était exploitée pour ses minerais, la pollution y était accentuée par les rejets des quartiers et des industries environnants. En hiver, les pluies les balayaient pour les ramener vers les quartiers résidentiels, laissant planer une odeur nauséabonde dont la zone était tristement célèbre. La vallée longue de 120 kilomètres rejetait par là même ses effluents en plein désert d’Arabie. Un désastre écologie et sanitaire.

Pour mettre fin à cette triste période, la ville a décidé d’investir dans un projet colossal : réinvestir les lieux et en faire un lieu de convivialité en famille. Evacuation massive des déchets et des polluants, restructuration du terrain naturel et restauration de la flore existante ont été les défis à relever. Mieux encore, le challenge étant à la mesure des dégâts : un mécanisme de bio restauration a été mis en place pour nettoyer l’eau de façon naturelle. Sans intervention humaine, algues et biodiversité associée sont les agents antipolluants de ce projet. C’est maintenant un projet pilote qui a montré la réussite de ce genre d’initiative. Fruit d’un travail commun entre des paysagistes canadiens et des ingénieurs britanniques, ces bassins dépolluants seront désormais à l’étude pour d’autres projets.

Grâce à Wadi Hanifah, la ville a depuis retrouvé ses couleurs, son parfum naturel, loin de la chaleur étouffante et du trafic incessant. Elle a redonné vie à un endroit damné, celui dont elle tire son origine. Un projet dont le coût est à la hauteur du résultat : 1.5 milliards de dollars. Le greenwash n’a pas de prix, dans un pays où les initiatives peuvent être accélérées  par les revenus colossaux qu’offre encore le pétrole. Ce nouvel oasis urbain offre un espace commun de détente en plein air, où pique-niqueurs peuvent croiser amateurs de pêche.




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Commentaires


  1. Par baraa le 21 août 2012 à 18:45

    Ce Royaume qui a détruit 95% des monuments du patrimoine islamique du Hedjaz, qui a transformé La Mecque en ce que les Mecquois en colère « Las Vegas au Hedjaz », un lieu de consumérisme stupide, d’inégalités sociales criantes, de mépris envers les travailleurs, un royaume qui tue ceux qui lèvent la voix contre les injustices aussi facilement que ses princes se vautrent dans le luxe et la débauche …Ce royaume se met au vert…une opération de pub pour masquer son hypocrisie destructrive

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