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Dragée haute



 

C’est l’histoire d’un jeune homme qui voulait vivre ses rêves,

éduqué dans la pure tradition « islamo-marocaine »,

il a obéi à sa mère toute sa vingtaine,

au point qu’il est devenu ce qu’elle voulait qu’il devienne.

 

Le p’tit n’a quasiment jamais fait de vagues,

elle, fière, en fait souvent l’étalage.

Un jour, il lui annonce qu’il va se marier,

la douche sera écossaise, les conversations agitées.

 

Tu m’entends, tu ne m’imposeras jamais une femme, de mon vivant

que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam… Répondit-elle de but en blanc.

Lui, rétorqua qu’il serait dommage que ternisse son plumage

derrière les barreaux d’une cage.

Il voulait dire par là qu’il ne voulait pas qu’on le mette dans une case.

 

Elle, ne manqua pas de lui rappeler, avec un sens aiguisé de la répartie,

que c’était bien des siennes et non pas de celles de Jupiter qu’il est sorti.

Des vaisseaux se sont invités au blanc des yeux,

avant de poursuivre : à quoi bon sert que pour moi les gens soient heureux,

si moi-même je suis malheureux ?

 

Il surprend souvent son cœur et sa raison en plein règlement de compte.

Tiraillé, il est régulièrement rongé par les doutes…

Lorsque les choix sont cornéliens,

la peine subsiste forcément dans un camp.

 

Les mots s’échappent consciemment,

créent des blessures aux plaies qu’on imagine béantes.

Du haut de son quart de siècle bien entamé, il a l’impression d’avoir tout vu, et pour ne plus être déçu, ne plus rien attendre des autres

il s’est souvenu.

 

Certainement un défaut, il appelle difficilement au secours,

s’étonne toujours autant, que des boites crâniennes aussi grosses,

renferment des mémoires aussi courtes…




sep

Commentaires


  1. Par Dilshaad le 16 septembre 2012 à 9:13

    Pourquoi pas « vivre et laisser vivre » ne serait-ce que Par Amour pour LUI?

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  2. Par MooksyMooks le 17 septembre 2012 à 13:10

    C’est l’idée.
    Le maître mot c’est « la patience »…

    [Répondre]