Quand une femme fait les soldes…


Soldes !

CR : Marwan Muhammad

 

A l’occasion de la folie des soldes, FoulExpress vous propose un article tiré de nos archives et toujours d’actualité !

Je suis une manifestation semestrielle célébrée à travers tout le monde civilisé. On me prédit et me détermine à l’aide d’un calendrier solaire. Icône quasi-religieuse, les adeptes de mon culte sont prêts à tout pour moi. J’unis tous ceux qui m’aiment, au-delà des races, des langues et des cultures. Incarnant une société aux valeurs universelles, je propose un mode de vie que mes prédicateurs tentent d’appliquer à tous.

On me dédie des temples. On se bat pour moi. On part en weekend à ma recherche. On s’éclipse de son travail pour venir me trouver en secret. Je cause des malaises parmi mes fidèles qui endurent queues interminables, ampoules aux pieds et douleurs dorsales pour moi.

Graal des temps modernes, mon étendard est de couleur rouge et porte des inscriptions chiffrées dans lesquelles le 9 revient sans cesse. Je crée des disputes conjugales, des irrégularités hormonales et quelques dysfonctionnements sociaux que l’on détaille dans les journaux.

On parle de moi partout, on me dédie des catalogues, on attend de moi que je fasse des miracles économiques dans un paysage au moral morose. Rose, la vie de mes suiveurs ne l’est pas pourtant ils s’acharnent et s’obstinent à croire que je leur veux du bien. Me posséder, ils en rêvent du matin au soir à en devenir possédés, comme des zombies en perte d’eux-mêmes face au miroir, le sourire décédé. Décidés à me payer jusqu’à leur dernier sous, ils me veulent coûte que coûte quitte à plonger au 36ème dessous. Sous mon apparence je suis plus qu’un simple vêtement, une robe, une paire d’escarpins, un chemisier qui passe de mains en mains.

On m’affiche dans les vitrines, je suis pendue dans les rayons, on me laisse tomber dans les cabines puis me ramasse par peur des regrets. Je suis dans toutes les boutiques, un antivol planté sur le dos, ma vie commence dans l’étincelle d’un regard et fini dans la froideur de l’oubli. Sur mon arrêt de mort : « vieille fripes et autres, à descendre à la cave »…

Je suis, je suis, je suis ?

Une bonne affaire, en période de soldes.

 

Sabrina ne s’est pas réveillée ce matin avec l’envie soudaine et irrésistible de s’acheter une tunique mauve. Pourtant, quelques heures plus tard ce mercredi de janvier, son destin va basculer…

Sabrina est une fille comme tant d’autres. Sabrina rit, Sabrina pleure. Sabrina vit seule dans un petit appartement de la Plaine Saint Denis, décoré avec goût et patience, soigneusement rangé et ordonné les soirs où elle invite ses amies. La journée (et souvent le soir), Sabrina travaille comme juriste dans une compagnie d’assurance à la Défense.

Vivre seule, ce n’était pas un espoir particulier qu’elle nourrissait mais ça faisait partie du plan inconscient qu’elle semblait suivre : faire des études, trouver un job, avoir son appart’, passer du temps avec ses copines et trouver le prince charmant qui la rendrait heureuse. Pour toujours. Cette histoire d’une citadine diplômée à la vie sentimentale erratique n’est pas sans rappeler les héroïnes des séries TV que Sabrina regarde le soir, affalée dans son canapé en pyjama, espérant secrètement que quelqu’un vienne frapper à sa porte pour changer sa vie.

Mais ce matin, en se réveillant, Sabrina ne pense à aucune de ces choses qui font sa vie : ni à ce prince charmant qui commence à ressembler à un fugitif en cavale, ni à l’absurdité de vivre dans un immeuble où chaque soir huit personnes seules dans huit appartements différents mangent huit plats surgelés en face de huit télévisions… Non, Sabrina ne pense à rien de tout ça.

Face à son miroir dans la salle de bain, elle observe cette jeune femme simple qui porte le t-shirt de son grand frère en guise de pyjama, garde de petites cicatrices en mémoire de ses jeux d’enfants et dort avec ses chaussettes pour ne pas avoir froid.

Puis vient le rituel des jours ouvrés : crème, fond de teint, fard à paupières, mascara à effet 3D, crayon et rouge à lèvre transparent. Tailleur et talons. Comme une actrice se prépare en coulisse avant d’entrer en scène, Sabrina se maquille et enfile son costume pour devenir celle que ses collègues connaissent : Sab’, fille sympa, to

ujours soignée, incollable sur les émissions TV (et accessoirement sur le droit des contrats), visiteuse régulière du bar-à-salades à l’heure du déjeuner. Une représentation de plus au théâtre de la vie professionnelle.

Dans le métro, les panneaux publicitaires annoncent la grande nouvelle du jour : les soldes. Ce n’est pas un scoop pour Sabrina. La seule chose qui change, c’est que le wagon est encore plus bondé que d’habitude. Pour l’occasion, les magasins ouvrent à 8h du matin afin de permettre aux employés de venir faire quelques emplettes avant de se rendre au travail. Pas pour Sabrina. Morning meeting oblige. Elle doit être présente à 8h30 pour faire le point sur les dossiers importants. Elle devra attendre la pause déjeuner. Pas de problème, Sabrina est pro.

Oui mais voila, Sabrina ressent un stress grandissant. Pendant qu’elle écoute distraitement ses collègues parler de la prochaine campagne de souscription à la nouvelle assurance-vie que propose son entreprise, elle pense à toutes ces bonnes affaires qui sont en train de lui passer sous le nez à chaque seconde qui passe. Son supplice psychologique vient de sa crainte que d’autres qu’elle, faisant la même taille, achètent des articles qu’elle n’imagine même pas mais qui auraient tout de même pu lui plaire. Elle regarde sa montre, puis l’horloge, puis sa montre… jusqu’à 11h59.

A 12h elle est déjà dans l’ascenseur…

Direction les Quatre Temps, le pas pressé. Sabrina est déjà en train d’imaginer l’itinéraire des boutiques qu’elle v

a parcourir. Sans même s’en rendre compte, son cerveau réalise des calculs complexes d’optimisation de son ratio d’utilité sous contrainte de temps, de budget et en tenant compte du positionnement géographique et tarifaire des probabilités de bonnes affaires.

La stratégie de Sabrina est bien rôdée :

- Ne pas essayer les vêtements. Ca ne sert à rien de perdre un temps précieux en faisant la queue aux cabines d’essayage. Autant utiliser ce temps à faire des boutiques supplémentaires et étendre sa zone de couverture.

- Acheter ce qui lui plait en première démarque et attendre avant d’enlever les étiquettes. De cette façon, elle s’accorde le choix de se faire rembourser puis de racheter l’article s’il existe encore à sa taille lors des dernières démarques. On a même vu des femmes ramener un article et le reprendre aussitôt une fois remis en rayon…

En rentrant dans sa boutique préférée, Sabrina n’a rien en tête. Si on lui posait la question:

« Sabrina, pourquoi entres-tu dans cette boutique ? »

Elle répondrait probablement qu’elle ne cherche rien en particulier, qu’elle est juste venue « faire un tour pour voir »…

Secrètement, presque inconsciemment, elle espère être tentée, avoir l’occasion d’hésiter avant de finalement s

uccomber à un achat impulsif. Mais si on lui disait ça à l’entrée de la boutique, elle serait peut être un peu vexée.

Méthodique, elle scanne les rayons un par un, avec précision, d’une extrémité à l’autre. Les pantalons. Les pulls. Les chemisiers. Les vestes. Toujours le même geste. Repérer l’article, puis le prix, puis la taille. Ne surtout pas survoler un rayon, pour ne pas ressentir le doute d’avoir laissé passer une affaire. Pour l’instant, rien en vue.

Une autre femme scanne le même rayon. Elle devient alors une concurrente potentielle. Elle vient d’une autre direction passant les articles en revue avec la même application. En plus elle a l’air de faire la même taille. Vite Sabrina, il faut se dépêcher d’atteindre la fin du rayon avant elle. Quand elles se croisent au milieu, elles échangent un regard méfiant et un sourire gêné, faussement bienveillant. Ouf.

Oui mais voila, en regardant derrière elle, Sabrina remarque une lueur mauve au milieu de la rangée de pantalons noir qu’elle vient pourtant d’analyser. Aurait-elle laissé passer quelque chose ?

L’ennemi remarque la cible mauve et s’en empare. Sabrina ressent un pincement au cœur. Elle observe sournoisement la scène, faisant mine de vérifier ses appels en absence (eux-même en absence…). La cible est en fait une tunique qui focalise maintenant toute l’attention de l’ennemi (et de Sabrina).

Il peut être utile à ce stade de préciser que Sabrina n’aime pas le mauve. Elle n’en porte pas. Cette tunique est trop bariolée par rapport à son style habituel faussement sobre. Si on lui avait demandé ce matin de faire la liste d’articles imaginaires qu’elle aimerait trouver en soldes, la tunique mauve n’y aurait pas figuré. Même si on lui avait proposé une liste d’articles avec des cases à cocher, elle aurait délaissé encore une fois la tunique mauve dans son choix.

Tandis que les secondes s’égrènent, dans les mains de l’ennemi, la tunique mauve prend une beauté inattendue. L

a rareté de l’objet lui donne un supplément de valeur. C’est très précisément ce que ressent Sabrina. Elle se prend à s’imaginer portant la tunique, parfaitement assortie avec son pantalon noir et ses chaussures grises.

D’un coup cette tunique devient exactement ce qui lui manquait dans sa vie. Elle s’imagine déjà avec sa super tunique au travail devenant grâce à elle une véritable working girl sérieuse, dynamique, belle et intelligente pour un boulot qu’elle n’aime pas mais auquel elle consacre beaucoup de temps et d’énergie.

Puis elle s’imagine que dans un dîner entre amies, cette jolie tunique mauve prétexte à la discussion va lui permettre de vaincre sa timidité et lui redonner confiance en elle.

La tunique a désormais un super pouvoir. Elle devient en l’espace de quelques minutes la pièce manquante dans l’existence de Sabrina. Malheureusement elle est encore entre les mains de l’ennemi, qui regarde, retourne, hésite, puis la repose enfin.

Sabrina s’approche à pas lents et assurés. Elle se saisit de la tunique et esquisse un sourire vengeur. Personne ne l’a remarqué mais elle vient d’acquérir un lourd trésor de guerre. Une guerre silencieuse, intérieure qui fait d’elle à la fois la victime et le bourreau d’un empire : celui de la consommation.

Elle garde précieusement ce trésor sous le bras, tandis que son regard de lynx scanne une dernière fois les rayons du magasin pour être sûre que rien ne lui a échappé.

A la caisse, de nombreuses femmes attendent elles aussi le moment si délicieux de vider leur compte bancaire pour cette noble cause que représentent les soldes : argent liquide, carte de crédit, chéquier. Sabrina est suffisamment armée pour obtenir sa tunique et le super pouvoir qui va avec. Se dire que l’on a fait une bonne affaire et que certaines l’ont acheté deux fois plus cher lui procure une certaine fierté. Elle ne réalise pas qu’elle vient de se faire price-targetter

Une des joie du shopping est de découvrir dans quel sac la vendeuse va mettre ce trésor, plus il est grand, plus il est voyant, plus Sabrina se sent importante en sortant du magasin. Elle va pouvoir arpenter la rue fièrement, son trésor à la main.

Jamais la tunique n’aura autant de valeur qu’à ce moment précis, au fond de ce sac en papier où, si on y réflechit, elle ne sert à rien. Etiquetée, pliée, elle n’existe que pour être possédée.

Pour déculpabiliser, Sabrina se dit qu’elle aussi a droit à son moment de bonheur et qu’il n’y a rien de mal à « penser à soi de temps en temps », comme le dit l’affiche publicitaire pour la salade Organic Biometric No Caloric. En plus, le questionnaire du magazine ‘Moi Moi Moi’ lui a révélé que le fait qu’elle ait obtenu plus de ronds que de carrés dans son score global signif

ie qu’elle est une « égoïste complexée » : ça veut dire qu’elle doit enfin « assumer » le fait de ne penser qu’à elle. Etre égoïste est, selon le test du moi(s), le meilleur moyen de mettre fin à la cavale d’u

n prince charmant qui a, à n’en point douter, juste mal réglé le GPS de son carosse étoilé.

A la fin de la journée, épuisée, ruinée, Sabrina retrouve son appartement vide, repasse par la case miroir au passage et range sa tunique mauve à côté des dizaines d’autres vêtements qu’elle a achetés mais n’a jamais portés, suspendus à des cintres comme des pendus sans âmes. Elle allume la télé, sort un plat surgelé et s’installe sur son canapé. Là, mangeant son poisson au cœur gelé à la lumière furtive de la télévision, Sabrina attend encore le coup de foudre qui changera sa vie… lors des prochaines soldes.

———–

Cet article a été écrit par Marwan et Sonia. Il est utile de préciser que nous parlons de femmes, mais que l’essentiel des comportements décrits s’appliquent aujourd’hui aux hommes également.


  1. Je verrais bien cet article devenir un court-métrage =)

    Même si j’ai une armoire qui est sur le point d’exploser, al hamdouLillah je n’ai pas eu ce comportement d’acheter une chose que je n’avai pas en téte (mais qui toutefois, reste souvent inutile). Cependant, je ne sais pas si le fait de s’imaginer un vétement et de chercher à n’avoir que celui-ci dans une dizaine boutiques fait partie du price-targetting.

    Par Rikta le 14 janvier 2010 à 14:33
  2. Très bon poste.
    Continuez!

    Par BEN le 15 janvier 2010 à 15:28
  3. Assalâmu ‘aleykum wa rahmatuLLAHi wa barakâtuh

    Vous avez l’oeil plus observateur que la caméra de Big Brother )), et un regard sur les comportements humains très fin et très drôle.

    Continuez à nous faire rire et … réfléchir.

    Excellente continuation

    Wa salâm

    Par Amina le 16 janvier 2010 à 10:42
  4. Salam alikoum,

    mmm…Quoi vous dire … Je me tâte à l’envoyer à mes colleguEs de bureau!! Comme toutes les filles ont pris leur RTT, je crois que je vais me faire pas mal d’amiEs!! ;-) … En même temps je n’en ai pas beaucoup allé HOP!!! ;-)

    Merci Marwan et Sonia pour ces bons moments!!

    Ma3a sallama

    Nadir

    Par Nadir le 19 janvier 2010 à 22:42
  5. Bon article et tres funny!
    Perso je ne suis pas comme Sabrina concernant les soldes mais j y ai reconnue beaucoup d amies lol
    La touche Sonia apporte un plus a tes ecritures lol
    On veut plus d articlessssssssss lol
    Toujours aussi agreable de les lire…
    Serais ce le shopholic new version? lol

    Par Pikatchu le 19 janvier 2010 à 23:56
  6. As salamou ‘alaykoum,

    Bravo pour ce texte qui est à la hauteur des précédents.
    Le face à face dans le rayon est très drôle tellement il est proche de la réalité, cette scène faut l’avoir vécu pour la retranscrire aussi bien. Sonia, Marwan, chapeau bas.

    Par Katulu le 21 janvier 2010 à 12:31
  7. BRAVO!! Franchement M. Marwan, tu tues tout! Il dechire cet article, on dirait presque une nouvelle (mini-roman quoi)

    Par visiteur le 25 janvier 2010 à 11:26
  8. Réaction à chaud après lecture de ce texte :
    Sabrina à la recherche du bonheur, pourquoi pas!…
    Ou tout simplement une femme triste, vide voulant combler un manque affectif, ou que sais-je alors? Courir toujours courir, après qui, après quoi? Seul dieu le sait.
    Il y a une part de Sabrina dans chacun d’entre ns, qui se manifeste sous différentes coutures (je pourrais dire forme, mais couture relatif à la mode).
    Moi la première, adepte des bonnes affaires, esclave de mes achats, esclave d’un système ou tt le monde est perdue, ou mon porte monnaie se vide comme une soif inassouvie en attendant le prochain combat : les soldes d’été.

    Par latifa le 26 janvier 2010 à 18:36
  9. Merci Latifa pour ce commentaire. Je suis assez d’accord avec toi. On est tous un peu comme Sabrina, même si on essaie comme on peut de s’en défaire.

    Par marwan le 27 janvier 2010 à 10:28
  10. wa alaikum essalaam,
    Merci Katulu pour ton commentaire. Si on arrive à « retranscrire aussi bien », c’est aussi parce qu’on a vécu ce genre de situations…

    Par marwan le 27 janvier 2010 à 10:29
  11. Salam Alaikum,
    Beaucoup de jeunes femmes se sont reconnues à travers cette description, fraiche, amusante et tellement tellement rééelle du consumérisme ambiant.Courir, courir après quoi? Le bonheur tel qu’on le souhaite, j’espère qu’avec les soldes « flottants » Sabrina sera apaisée et rentra pour poser son front contre terre, parée de la plus belle parure: pour se prosterner dignement devant son Créateur qui la fait si belle, intelligente, et inshaAllah pieuse. Car la beauté, le statut social, ou l’heritage financier, ne sont que des éléments furtifs…
    Ps: Ca serait intérressant et drôle de faire la même chose avec nos ainées, qui vont au marché, se « battant » pour le rideau ou le tissu qui fera rager sa soeur tunisienne ou marocaine…
    Wa Salam que Dieu nous guide

    Par samira M le 8 février 2010 à 23:07
  12. Cet article me rappelles le livre de frédéric Beigbede « 99 francs » qui a également été interprété par Dujardin ou justement Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire qui prouve que nous somme devenus de simples produits dans une société de méga sur-consommation. En gros, il décide aujourd’hui ce que nous voudrons demain. C’est l’horreur et la perversité du marketing! à méditer…

    Par Iman le 7 juillet 2010 à 21:12
  13. Salam alaykoum,
    ça fait plaisir de vous revoir!
    J’aime beaucoup le début de l’article « la bonne affaire ».
    Il y a aussi le passage « Direction les Quatre Temps[...]de bonnes affaires. » qui est vraiment pas mal ^^
    Par contre, je trouve que la partie avec « la tunique mauve » est exagérée…
    à très bientôt inch’Allah
    Salam!

    Par Samir.B le 13 janvier 2011 à 23:04
  14. La vidéo est absolument sidérante, on dirait un essaim d’abeilles ou bien une attaque de morts-vivants comme on en voit dans les séries américaines !.

    Quel spectacle terrifiant tout de même. On a l’impression que ces femmes ont été lobotomisées au point d’adopter un comportement animal, comme si elles avaient été conditionnées pour se ruer sur ces produits.

    Par Alexandre Amrhein le 12 janvier 2012 à 9:52
  15. assalamou’alaykoum wa rahmatouLlah

    justement la vidéo…c’est pas plutôt un montage ou une pub ou que sais-je mais qqch tourné dans un but précis et non pas de simples soldes? non? je trouve ça tellement exagéré que j’ai du mal à croire que c’est réel…8-/
    sinon très bon article comme d’hab

    Par lara le 12 janvier 2012 à 17:26
  16. Excellent!

    Par sa le 12 janvier 2012 à 18:05